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09/03/2011

Culture Confiture: Ernesto Che Guevara



Mais pourquoi donc le Che s'appelle-t-il le "Che"?
Ernest Guevara, mondialement connu (quoique le mythe s'essouffle quelque peu à Cuba et ailleurs depuis que le voile se lève sur certaines de ses opérations désastreuses), est argentin.

Vous le saviez certainement, mais ce que vous ne saviez sans doute pas, c'est que dans un dialecte sud-américain, "che" signifie "l'homme", et en argentin populaire, "mon pote".

De fait, le comandante Guevara, durant la campagne cubaine aux côtés des Castro's, de Cienfuegos et d'Almeida, avait pour habitude de finir toutes ses phrases par "Che', lorsqu'il parlait à ses hommes.

Son surnom d'Ernesto Che Guevara vient de là!

27/01/2011

Ce que les journaux de nous disent pas




En ce moment, le Maghreb et les révoltes qui l'animent sont au cœur de l'actualité et font la une de tous les quotidiens. La manière dont la crise ivoirienne est elle totalement passée au second plan est assez choquante, et bien symptomatique de la puissance qu'ont les médias pour "créer l'actualité"

Mais bien plus encore que l'exemple ivoirien, ou les suites du séisme haïtien, il est un sujet absolument muet en France, et certainement dans le reste de l'Europe: la Révolution islandaise.
Non, ne riez pas, et souvenez-vous. En 2008, lors de la terrible crise bancaire, il a été dit que l'État islandais était au bord de la faillite. Quelques mots sur la démission du gouvernement sous la pression populaire, et plus rien.

Pourtant, depuis, une vraie Révolution, pacifiste certes, est en marche.
Début 2010, les islandais ont refusé de participer au remboursement de la dette publique (due aux pertes des banques), par un référendum écrasant (93% contre le remboursement). En novembre, ils ont, par des candidatures spontanées de citoyens, formé une assemblée chargée de réviser leur Constitution. Toute simplement. Par leur nombre, parce que les dirigeants n'avaient plus aucune légitimité.

Je ne sais si on peut parler de révolution moderne. Mais c'est peut-être cela qui fait terriblement peur aux autres dirigeants européens; une Révolution qui sonne comme une évidence, et qui se fait dans le calme, dans la paix. La fin du capitalisme du 19ème siècle , décidée par le peuple.

A titre d'information, l'Islande, avant la crise, était le deuxième pays le plus développé au monde. Pas franchement des utopistes fous, les islandais, hein.

Avant de savoir où va mener cette action, on peut nuancer tout ça, dire que c'est un tout petit pays. Mais enfin, il y a autant d'habitants qu'en Corse; Tolèrerions-nous un tel silence à propos de l'île de beauté? Est-ce parce que l'Islande ne nous évoque rien que cela ne nous choque pas plus que ça?

Et puis après tout, pourquoi les médias n'en parlent-ils pas? Des ordres d'en haut? Un veto des "grands" de l'Europe, pour éviter toute contagion? Je ne veux même pas y penser.



Ah, au fait, juste en passant, vous vous souvenez du volcan Eyjafjöll, qui a paralysé la mégalopole européenne pendant trois jours? Celui dont tous les médias ont parlé pendant au moins deux semaines...?
Il se situe en Islande, et le pays était alors en plein soulèvement.



V.

18/01/2011

Yes, We Can!


(photo AFP, Fethi Belaid)


Le silence des gouvernants français et européens depuis le début du mouvement, l'ignorance pour la plupart de la dureté du régime de Ben Ali, les bêtises proférées par Nicolas Sarkozy (en 2008, il disait que "certains sont bien sévères avec la Tunisie, qui développe sur bien des points l'ouverture et la tolérance"), Michèle Alliot Marie (qui, il y a deux jours encore, proposait d'envoyer quelques CRS pour aider Ben Ali à contenir le mouvement), Jacques Chirac en son temps, et même François Mitterrand qui reçut le "dictateur" tunisien en grande pompe en 1988...Non, tout cela ne doit pas masquer le plus important dans cette affaire, pour les non-tunisiens: oui, une Révolution est possible!

Parce que nous parlons bien ici d'une vraie Révolution, comme on croyait n'en voir que dans nos livres. La mondialisation, la puissance de la politique étrangère, la présence de l'ONU, les forces militaires d'une Nation, ses réseaux d'information, rendaient l'idée d'un Révolution obsolète et totalement irréaliste à nos yeux.

Attention, ce n'est absolument pas un appel à se soulever que je vous adresse ici. Non, c'est un appel à se sentir libre. Un appel à véritablement aller au bout de ce que nous voulons, car oui, même en 2011, c'est le peuple qui a la toute-puissance.
Les gouvernants ne sont que des représentants choisis, le système auquel nous sommes soumis, nous l'acceptons. Ces assertions semblent entendues. Trop, peut-être.


Vivre libres, avoir choisi l'état de notre Nation; Voilà les fondements de la démocratie que viennent de nous rappeler nos amis tunisiens.